www.radioactif.com
Radioactif

Internationales
04 mai 2007

Internationales | Vendredi 04 mai 2007 | 20:44

Les indépendantistes deviennent la première force au Parlement écossais

EDIMBOURG, Grande-Bretagne (AP) - Les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont devenus la première formation au Parlement régional d'Ecosse après les élections de jeudi, selon les résultats complets rendus publics vendredi en début de soirée.

Le SNP a remporté 47 des 129 sièges du Parlement écossais, contre 46 au Parti travailliste (Labour), 17 au Parti conservateur (Tory) et 16 au Parti libéral-démocrate (LDP).

Ce résultat très serré entre indépendantistes et travaillistes signifie qu'aucun parti ne sera en mesure de s'appuyer à lui seul sur une majorité au Parlement écossais. On ignorait si le SNP saurait séduire des parlementaires d'autres partis pour former un gouvernement de coalition, ou si l'alliance sortante entre les Travaillistes et les Libéraux -réduite à une minorité-pourrait être reconduite.

Le Labour avait remporté toutes les élections en Ecosse depuis un demi-siècle. Le SNP avait promis d'organiser un référendum sur l'indépendance de la province d'ici 2010 s'il prenait le pouvoir. L'Ecosse se trouve sous tutelle britannique depuis 300 ans, mais son parlement peut légiférer sur des sujets internes.

Le leader du SNP Alex Salmond, qui pourrait devenir le nouveau chef de l'exécutif écossais, a salué un résultat "historique".

"L'Ecosse a changé pour de bon et pour toujours. Ils ne diront plus jamais que le Parti travailliste détient le droit divin de gouverner l'Ecosse", a-t-il déclaré.

"C'est une élection historique. Avec verve et imagination, nous servirons tout le peuple d'Ecosse", a-t-il assuré.

Les électeurs d'Ecosse étaient appelés à désigner leurs conseillers municipaux ainsi que leurs députés au Parlement écossais, qui siège à Edimbourg et traite les questions exclusivement écossaises. Les autorités électorales devaient ouvrir une enquête concernant des dizaines de milliers de bulletins invalidés, car la complexité du système de vote pourrait avoir induit les électeurs en erreur.