Internationales
06 mai 2007
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En début de soirée, l'institut CSA évaluait la participation à 85 pour cent, IFOP à 85,3 pour cent, et TNS Sofres à 85,5 pour cent. Au premier tour le 22 avril, quelque 83,77 pour cent des électeurs étaient déjà allés voter, soit un taux jamais atteint depuis 1981.
Il faut remonter à 1981 pour retrouver des taux de participation équivalents: 85,9 pour cent des Français s'étaient alors mobilisés pour élire le premier président socialiste, François Mitterrand. Le record reste détenu par le second tour de l'élection de 1974 qui avait opposé Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand: 87,3 pour cent.
Cette tendance s'est dessinée très tôt dimanche: dès midi, le taux de participation atteignait 34,11 pour cent en métropole, selon le ministère de l'Intérieur, soit une participation inégalée depuis plus de 30 ans. A la même heure en effet, ce taux avait été respectivement de 26,2 pour cent, 29,6 pour cent, 28,5 pour cent et 30,2 pour cent lors des quatre précédents scrutins présidentiels de 2002, 1995, 1988 et 1981. Il avait été plus élevé en 1974 avec 35,6 pour cent.
Alors que la présidentielle de 2002 avait été marquée par une certaine désaffection des Français pour le vote -avec 27 pour cent d'abstention au premier tour et 19 pour cent au second tour-, ce taux de participation élevé vient confirmer l'intérêt suscité par cette campagne électorale, avec des meetings pleins à craquer et des records d'audience pour les émissions politiques. Quelque 20 millions de Français ont notamment suivi le débat entre le candidat UMP Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal mercredi soir.
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen avait pourtant appelé ses 3,8 millions d'électeurs à "s'abstenir massivement" au second tour, alors que les quelque 7 millions d'électeurs au premier tour du candidat UDF François Bayrou auraient pu être tentés par l'abstention.
La présidentielle de 2007 marquait néanmoins un changement de génération politique qui semble avoir mobilisé les Français, avec le départ de l'Elysée de Jacques Chirac, qui occupait des postes au plus haut niveau de l'Etat depuis une trentaine d'années, et l'arrivée au pouvoir de la génération des quinquagénaires.