Internationales
13 mai 2007
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Makhmour est située à 50km d'Erbil, juste au sud de la zone sous contrôle kurde, mais une bonne partie de sa population est kurde. Vers 10h30, le camion piégé a explosé devant les locaux du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani, le dirigeant de la région autonome kurde.
Au moins 50 personnes ont été tuées, dont le chef de la police locale, a rapporté Ziryan Othman, le ministre de la Santé du gouvernement régional kurde. Cent quinze autres personnes ont été blessées, dont le maire PDK de Makhmour, Abdul Rahman Delaf.
La plupart des blessés ont été conduits à l'hôpital d'Erbil, qui a été fermé aux visiteurs. Alors que les familles inquiètes affluaient, une liste des personnes admises a été lue à haute voix. En entendant le nom de son fils et de sa fille, qui travaillent tous deux au PDK, Kassem Amin a remercié Dieu qu'ils ne figurent pas parmi les morts. "Makhmour est une ville ouverte, pacifique, et Al-Qaïda tente de la déstabiliser en provoquant des affrontements entre Arabes et Kurdes", a dénoncé cet homme de 61 ans.
A Bagdad, une voiture en stationnement a explosé près d'un marché populaire du centre-ville, faisant au moins 17 morts et 46 blessés, selon la police. L'attentat a été perpétré vers 14h45, place Wathba, près du marché Sadriyah, l'un des principaux quartiers commerciaux de la capitale. Par le passé, ce secteur a déjà été la cible d'attentats imputés aux insurgés sunnites. Le 18 avril, 127 personnes avaient été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée.
Par ailleurs, au lendemain de la disparition de trois soldats américains à Mahmoudiyah, l'armée US a annoncé que 4.000 de ses hommes passaient au peigne fin cette région agricole située à une trentaine de kilomètres au sud de Bagdad.
Sur un site Internet, l'Etat islamique d'Irak, organisation qui chapeaute Al-Qaïda en Irak et d'autres groupes insurgés, a annoncé dimanche détenir des soldats américains. Samedi avant l'aube, près de Mahmoudiyah, des rebelles ont attaqué une patrouille composée de sept soldats américains accompagnés d'un interprète irakien. Cinq personnes sont mortes, dont l'interprète, selon l'armée américaine, qui recherche donc trois de ses hommes.
"Tout le monde est totalement engagé. Les commandants sont totalement mobilisés (...) pour localiser ces trois soldats portés disparus", a déclaré le général William Caldwell, porte-parole de l'armée américaine en précisant que 4.000 militaires participaient aux recherches. Il a par ailleurs annoncé que 3.000 soldats étaient envoyés en renfort dans la province de Diyala, où les violences sont à la hausse, notamment dans le chef-lieu Baqouba.