Internationales
15 mai 2007
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Les onze pays supervisant le Service international de recherches (SIR), branche du Comité international de la Croix-Rouge qui gère les archives de Bad Arolsen, ont décidé de commencer dès que possible le transfert des documents scannés.
Une mesure qui contourne l'obligation légale de garder les documents confidentiels tant que l'ensemble des 11 pays n'auront pas ratifié l'accord de 2006 sur l'ouverture des archives. Quatre pays ne l'ont pas encore fait. La décision de mardi devrait avoir pour effet d'accélérer de quelques mois la distribution des documents.
Le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem a salué la mesure. "Je suis ravi de voir ce projet avancer", a déclaré son directeur Avner Shalev.
Jusqu'à présent, les volumineuses archives sur la mort, l'esclavage ou l'oppression de 17 millions de juifs, Roms et autres victimes des camps de la mort, n'étaient accessibles qu'aux victimes et à certains membres de leur famille, et étaient utilisées pour chercher des disparus ou étayer des demandes d'indemnisation.
Les archives contiennent 30 millions de documents, rangés sur 25 kilomètres d'étagères. La décision de hâter leur transfert vers les archives nationales des 11 pays vise à éviter de nouveaux retards dans leur ouverture à des proches de victimes et aux historiens.
Selon le protocole conclu l'an dernier, une seule copie des documents sera disponible dans chacun des pays et pourra être consultée "sur les lieux d'un dépôt d'archives approprié". Chaque gouvernement devrait également prendre en compte "le caractère sensible de certaines informations" contenues dans les documents.
Les sept pays ayant ratifié le protocole de 2006, qui modifie un traité de 1955, sont les Etats-Unis, Israël, la Pologne, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. En revanche, la France, la Grèce, l'Italie et le Luxembourg ne l'ont pas encore ratifié.