Internationales
15 mai 2007
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L'attaque, la plus meurtrière en trois jours d'affrontements entre les deux factions rivales, a également entraîné une riposte de l'armée israélienne. Un médiateur égyptien a annoncé que les deux parties s'étaient mises d'accord sur une trêve mardi soir, tard -la troisième en autant de nuits. Les précédentes n'ont tenu que quelques heures.
Vers minuit, une voiture transportant des responsables égyptiens ainsi que des représentants du Hamas et du Fatah s'est retrouvée prise dans des tirs, ont annoncé des responsables du Hamas, et un diplomate égyptien a été légèrement blessé.
Au moins 23 personnes ont trouvé la mort et des dizaines d'autres ont été blessées au cours des violences de ces trois derniers jours, qui menacent la survie du gouvernement d'union formé en mars par le Hamas du Premier ministre Ismaïl Haniyeh et le Fatah du président Mahmoud Abbas.
Cet incident pourrait également attirer l'Etat hébreu dans la dernière vague en date de violences internes palestiniennes.
Selon des responsables hospitaliers et de la sécurité palestiniens, cette attaque a fait au moins huit morts. La fusillade a éclaté lors que des militants du Hamas ont attaqué une base utilisée par le Fatah pour garder le point de passage de Karni, par où transite notamment depuis Israël le carburant devant alimenter la Bande de Gaza.
"Nous considérons cela comme une grave provocation et un crime commis de sang-froid", a déclaré Ahmed al-Kaisi, porte-parole de la Garde présidentielle, affiliée au Fatah.
L'armée israélienne a confirmé que ses hommes ont ouvert le feu sur des militants armés qui s'approchaient de la frontière. Ces tirs ont fait un mort, selon les responsables palestiniens, qui ont identifié la victime comme un membre de la Garde présidentielle.
Plusieurs heures après l'attaque de Karni, un autre membre des services de sécurité partisan du Fatah a été tué par des militants du Hamas à Gaza, selon le Fatah.
Des hommes cagoulés contrôlaient les rues, terrifiant les habitants calfeutrés chez eux. Tard mardi soir, une petite fille de dix ans a été prise dans les échanges de tirs et grièvement blessée à la tête, selon les secours palestiniens.
"Je ne sais pas quand ça va se terminer ni ce que l'avenir nous réserve", s'est lamenté Salman Abu Arafeh, 42 ans, décorateur d'intérieur à Gaza, qui s'est retrouvé bloqué mardi matin pendant plusieurs heures dans le couloir de son appartement en compagnie de son épouse et de ses deux jeunes enfants à cause des tirs nourris.
En Cisjordanie, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exigé à l'application immédiate d'un plan de sécurité qui mettrait toutes les forces rivales palestiniennes sous commandement unique. Mais il est probable que son appel ne soit pas entendu: les combats de ces derniers jours sont la preuve que la querelle politique entre le Hamas et le Fatah au pouvoir n'a jamais été vraiment résolue, malgré la formation d'un gouvernement d'unité en mars.