Internationales
12 juillet 2007
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Selon le ministère afghan de la lutte contre les stupéfiants, on compte actuellement 36 centres de réhabilitation et de traitement répartis dans 22 des 34 provinces du pays. Leur financement provient principalement d'organisations non-gouvernementales.
Au centre de traitement de Kandahar, on dénombre plus de 600 personnes sur la liste d'attente pour les 10 places en clinique interne et les 20 places en clinique externe disponibles chaque mois pour aider les toxicomanes.
C'est le même scénario dans tous les centres de traitement gérés par des entreprises privées ou des ONG à travers tout le pays, a indiqué le directeur du programme au centre de Kandahar, le Dr Sayed Jalal.
Environ un million d'Afghans, 3,7 pour cent de la population, sont dépendants de différentes drogues, selon les estimations du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité.
Le Dr Jalal a estimé le nombre de fumeurs d'héroïnes à au moins 4000 dans la seule ville de Kandahar et, selon la police, 30 000 paquets d'héroïne sont vendus chaque jour dans la province.
"Avant la guerre, pendant 30 ans, il n'y avait pas d'héroïnomanes, a soutenu le Dr Jalal. Sous les talibans, il y avait des fumeurs d'opium, mais pas beaucoup. Maintenant, sous le gouvernement (actuel), le nombre d'héroïnomanes augmente."
Sous les talibans, la culture du pavot avait pratiquement été enrayée, mais après la chute du régime en 2001, plusieurs fermiers ont recommencé à en faire pousser.
La vente d'opium rapporterait annuellement plus de 3 milliards $US aux fermiers afghans.
Selon le World Drug Report 2007 du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité, rendu public le mois dernier, l'Afghanistan produirait 92 pour cent de tout l'opium illégal dans le monde.
Le territoire utilisé par la culture du pavot est passé de près de 1000 kilomètres carrée en 2005 à plus de 1600 kilomètres carrés en 2006.