Internationales
27 août 2007
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L'élection du ministre turc des Affaires étrangères s'annonçait comme une formalité. Le candidat du Parti de la Justice et du développement, âgé de 56 ans, n'avait pu l'emporter lors des deux premiers tours de scrutin la semaine dernière, faute d'avoir obtenu une majorité des deux tiers au Parlement. Mais mardi, il devrait lui suffire d'obtenir la majorité simple.
Le probable futur chef de l'Etat, qui aura alors le pouvoir de bloquer temporairement des lois, s'est certes engagé à respecter les fondements laïques posés par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk. Mais sa promesse n'a pas apaisé les craintes de l'opposition laïque, alors que son épouse porte le foulard islamique, interdit dans les administrations et les écoles.
Garante de la laïcité, la puissante armée turque a affirmé lundi que ce principe était menacé. Le général Yaser Buyukanit, chef de l'armée, a lancé une mise en garde contre "le comportement de centres du mal qui ont essayé de corrompre systématiquement la nature laïque de la République turque".
La crise politique déclenchée par la nomination d'Abdullah Gul avait donné lieu à d'immenses manifestations de défense de la laïcité dans tout le pays au printemps, et débouché sur l'organisation d'élections anticipées en juillet.