Internationales
28 août 2007
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ANKARA (AP) - Après des mois de confrontation avec les défenseurs de la laïcité, le chef de la diplomatie turque Abdullah Gul a été élu président mardi par le Parlement, devenant ainsi le premier chef d'Etat issu de la mouvance islamiste.
L'actuel ministre des Affaires étrangères a été élu par 339 voix sur 550, devenant le 11e président de la Turquie, a annoncé le chef du Parlement, Koksal Toptan. Ses partisans ont applaudi ce résultat. Abdullah Gul a prêté serment dans la journée.
Le candidat du Parti de la Justice et du développement (AKP), âgé de 56 ans, n'avait pu l'emporter lors des deux premiers tours de scrutin la semaine dernière, faute d'avoir obtenu une majorité des deux tiers au Parlement. Mais mardi, la majorité simple suffisait.
L'ultranationaliste Sebahattin Cakmakoglu (Parti d'action nationaliste), et Tayfun Icli, du petit Parti de la gauche démocratique, ont obtenu respectivement 70 et 13 voix.
Il s'agit d'une victoire de taille pour la mouvance islamiste après des mois de confrontation avec les défenseurs de la laïcité. La première candidature d'Abdullah Gul avait déclenché une crise politique au printemps, avec d'immenses manifestations de défense de la laïcité.
Les élections anticipées organisées en juillet ont débouché sur une large victoire de l'AKP, qui dispose de 341 sièges au Parlement. Fort de ce résultat, Gul avait donc maintenu sa candidature, estimant que le vote lui donnait un mandat clair.
Le nouveau président, qui va avoir le pouvoir de bloquer temporairement des lois, s'est engagé à respecter les fondements laïques posés par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk.
"La laïcité, un des principaux principes de notre république, est une condition nécessaire à la paix sociale, de même qu'un modèle d'émancipation pour différents styles de vie", a-t-il observé dans son discours d'investiture. "Tant que je serai au pouvoir, je rassemblerai tous mes compatriotes sans aucun parti pris. Je préserverai mon impartialité avec la plus grande attention".
Malgré les promesses réitérées du président, l'opposit