Internationales
10 octobre 2007
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S'il est reconnu coupable, Hans Van Themsche encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi. Après dix jours de procès, le jury, composé de douze personnes, a estimé qu'il était coupable de meurtres à mobile raciste et de tentative de meurtre.
L'accusé avait reconnu les faits dans la journée, mais affirmé qu'il ne pouvait en être tenu responsable car il souffrait d'une maladie mentale. "Je sais que ce que j'ai fait est mal", a-t-il observé. "Je veux une aide professionnelle. J'ai besoin d'une aide psychologique", a-t-il déclaré à la cour.
Pendant le procès, la police et les procureurs ont affirmé que Hans Van Themsche voulait tuer cinq à dix personnes lors de cette virée meurtrière à l'issue de laquelle il avait apparemment prévu de se suicider le 11 mai 2006.
Selon eux, l'accusé avait 20 balles sur lui et a pris en chasse ses victimes au hasard des petites rues pavées du centre historique d'Anvers, près de la place centrale. Le tireur avait été blessé par balle à l'estomac lors de l'intervention de la police.
Oulemata Niangadou, une Malienne âgée de 24 ans, et la petite fille de deux ans qu'elle gardait, Luna Drowart, avaient été tuées. Une autre femme, Songul Kuc, avait été blessée.
Selon la police, Hans Van Themsche en voulait aux noirs et à d'autres minorités ethniques qu'il accusait de l'avoir malmené pendant ses années d'école primaire. Au contraire, selon ses avocats, il ne s'agissait pas d'un acte raciste mais du coup de folie d'un jeune homme psychologiquement instable qui venait d'être renvoyé de sa résidence scolaire pour avoir fumé et bu dans les locaux.
Les faits avaient soulevé une vague d'indignation dans le pays. Deux semaines après les faits, une marche avait réuni 200.000 personnes dans les rues d'Anvers en solidarité avec les minorités du pays et pour dénoncer les tensions ethniques dans cette ville bastion de l'extrême droite flamande.