Internationales
16 octobre 2007
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La Chine, alliée de longue date des militaires birmans et considérée comme un acteur clé pour les convaincre d'entamer un dialogue avec l'opposition démocratique, a affirmé soutenir la mission dans la région d'Ibrahim Gambari, qui doit partir mercredi pour l'Indonésie. Mais Pékin ne s'est jamais montré très coopératif sur le dossier.
Devant la presse, le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi Yang a jugé que le calme actuel en Birmanie était "le résultat d'un dur travail et de la coopération de toutes les parties".
Sur place, la répression se poursuit en silence. Selon la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'Aung San Suu Kyi, plus de 60 de ses membres ont été arrêtés la semaine dernière, portant à près de 300 le nombre de militants LND désormais dans les geôles de la junte. "Ce chiffre est susceptible d'augmenter, car nous attendons d'autres informations de districts" éloignés, a déclaré le porte-parole de la LND à Rangoon Han Tha Myint.
Des milliers de personnes ont déjà été arrêtées dans le cadre de la répression du mouvement démocratique. Les manifestations de masse dans les rues de Rangoon et Mandalay ont été réprimées dans le sang fin septembre, pour un bilan officiel de dix morts, mais peut-être de plusieurs centaines selon l'opposition.
A Kuala Lumpur, le chef de la diplomatie malaisien Syed Hamid Albar a affirmé à Gambari que ses efforts de négociation avaient le soutien de l'ASEAN, l'Association des nations du sud-est asiatique, mais exclu de prendre des sanctions contre la junte birmane.
Le diplomate nigérian se rend également au Japon, en Inde et en Chine, avant de retourner en Birmanie, où il avait au début du mois rencontré deux fois Aung San Suu Kyi, et le chef de la junte, le général Than Shwe.
Quant au Japon, il a annulé une aide de plus de trois millions d'euros qui devait subventionner un centre d'étude. Le gouvernement avait déjà déclaré qu'il suspendrait une partie de son aide à la Birmanie en réponse à la mort de Kenji Nagai, ce journaliste japonais tué par les soldats de la junte pendant les manifestations.
A Washington, le secrétaire d'Etat adjoint Christopher Hill, l'un des principaux spécialistes des dossiers asiatiques au gouvernement américain, a estimé que tant Pékin que l'ASEAN devaient user de leur influence pour régler la "situation atroce" en Birmanie.