Nationales
20 octobre 2007
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Mme Marois voulait répliquer au ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui l'a accusée vendredi de vouloir créer deux classes de citoyens avec son projet de Loi sur l'identité québécoise déposé cette semaine à l'Assemblée nationale, et qui obligerait les nouveaux arrivants à atteindre une connaissance de français "appropriée" pour pouvoir se présenter aux élections, par exemple.
A l'occasion de la conférence nationale des présidents du Parti québécois à Terrebonne samedi, la chef péquiste a comparé la levée de boucliers qui a suivi le dépôt de son projet de loi avec celui, il y a trente ans, qui avait suivi l'adoption de la loi 101.
Elle a déclaré ne pas croire qu'après toutes ces années, on puisse encore s'interroger sur le bien-fondé de la protection de la langue française.
Pour défendre son projet, elle a rappelé que pour avoir droit à la citoyenneté canadienne, un immigrant devait nécessairement connaître l'anglais ou le français. Elle se demande en quoi exiger à quelqu'un immigrant au Québec d'apprendre le français est différent.
La présidente du Conseil exécutif national, Monique Richard, a pour sa part affirmé que le PQ posait la première pierre d'un programme qui lui permettra de se réapproprier le "nous".
Pauline Marois a par ailleurs indiqué que le PQ entendait inscrire dans la charte des droits et libertés le droit de l'apprentissage du français.
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