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Culture et Showbiz
19 novembre 2007

Après des débuts prometteurs, Florence K. se dit prête à s'installer à Paris

Culture et Showbiz | Lundi 19 nov 2007 | 20:03

Après des débuts prometteurs, Florence K. se dit prête à s'installer à Paris

PARIS - Encouragée par des débuts très prometteurs, Florence K. est prête à poser ses valises à Paris s'il le faut pour s'y tailler une place.

"Je n'hésiterai pas une seconde à venir m'installer ici pendant quelques temps si c'est nécessaire", a dit la jeune chanteuse lundi soir, quelques minutes après avoir donné son premier spectacle parisien.

Entourée de ses cinq musiciens, dont le guitariste virtuose Norm Zabala, la jeune chanteuse s'est produite à l'Européen, très bonne salle de la Place Clichy, où sa mère, la soprano Nathalie Choquette, avait donné il y a sept ans une trentaine de concerts restés dans les mémoires.

Orchestré par l'influent producteur Gilbert Coulier, ce spectacle était un coup de sonde, un "show case" de 90 minutes, destiné à présenter Florence K. aux professionnels, deux semaines après la sortie en France de son disque "bossa blue".

Malgré la grève qui perturbe les transports publics, environ 150 spectateurs s'étaient déplacés (la salle peut en accueillir 350). Ils ne l'ont pas regretté: Florence K., derrière son piano, a vécu avec ses compagnons de scène un de ces moments de grâce tant recherchés par les musiciens de jazz.

"Il s'est passé quelque chose, a souligné la jeune femme. Il y a eu une chimie. C'était spécial."

En septembre dernier, puis cette semaine, Florence K. a accordé de nombreuses interviews pour accompagner la sortie de son CD. Venue à Paris entre deux concerts au Québec, elle s'attend à revenir bientôt en France pour y présenter son spectacle.

Avec son répertoire multilingue mêlant jazz, bossa et salsa, rock et blues (et Joe Cocker en rappel), Florence K. apparaît, à 24 ans, comme une des artistes les plus atypiques que le Québec ait envoyé en France depuis longtemps. Du coup, on aura peut-être un peu de mal à la cataloguer.

"Ca peut-être un désavantage dans un pays où on aime mettre des étiquettes sur les artistes", soulignait lundi soir un fin connaisseur de l'industrie musicale française.

D'ailleurs, on cherche déjà à la faire entrer dans une catégorie. Sur la pochette de son disque (lancé en France sous la label Exclaim), on présente ainsi Florence K. comme "la nouvelle voix de la musique latine", ce qui est pour le moins réducteur.

La Québécoise, qui aurait vendu au Québec 85 000 exemplaires de "bossa blue", n'entend pas changer pour autant.

"Au Québec aussi, on a dit que ce que je faisais était un peu comme une pizza, mais c'est ça que je suis, dit-elle en souriant. J'aime passer d'un univers à l'autre et m'éclater. C'est ça mon univers. Je ne veux pas le formater."