Internationales
30 novembre 2007
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Il a relâché au moins trois personnes mais se trouvait toujours dans les locaux de la permanence en cours d'après-midi. Quatre heures après le début de la prise d'otages, la police se montrait cependant optimiste quant à un dénouement sans incident, tout en refusant de préciser combien de personnes avaient été prises en otage et combien étaient encore retenues.
L'individu, âgé, est connu pour présenter des signes de dérangement mental, a déclaré un représentant des services de police à l'Associated Press sous couvert d'anonymat. Il l'a identifié comme étant Leeland Eisenber.
Candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine en 2008, l'ex-Première dame des Etats-Unis n'était pas présente au bureau vendredi. Elle devait s'exprimer à une réunion de la Commission nationale démocrate en Virginie, mais le président de la Commission Howard Dean a annoncé que la sénatrice de New York n'interviendrait pas. Des précautions supplémentaires ont été prises pour assurer la protection d'Hillary Clinton, a précisé à l'AP le représentant des services de police. D'après lui, l'homme a ouvert sa veste, une fois entré dans la permanence électorale, dévoilant ce qui semblait être un engin explosif et a demandé à parler à l'ex-Première dame des Etats-Unis.
"Nous sommes en étroit contact avec les autorités", a de son côté expliqué la candidate dans un communiqué à propos de la prise d'otages.
Son époux, Bill Clinton, se trouvait à New York à ce moment-là et a suspendu ses activités, selon son porte-parole Ben Yarrow qui a refusé de préciser si l'ancien président américain faisait l'objet de mesures de sécurité renforcées.
Les autorités ont envoyé une unité de démineurs assister la police locale à Rochester, tandis que la zone était évacuée, d'après Michael Handbrook, de la police du New Hampshire.
L'homme est entré dans le bureau de campagne aux environs des 13h (16h GMT) et a donné l'ordre aux personnes de s'allonger par terre, avant de laisser partir une femme et son bébé, selon le commandant Michael Hambrook, des forces de police.
Environ deux heures plus tard, une femme vêtue d'un pull vert a été relâchée et accompagnée à l'extérieur par un membre d'une unité d'intervention.
Les agents des forces de sécurité, certains armés, encerclaient le bâtiment. La police a annoncé à l'aide d'un haut-parleur qu'elle allait tentait d'envoyer un téléphone pour pouvoir communiquer avec le preneur d'otages.
Lettie Tzikik, témoin, a expliqué à la chaîne de télévision WMUR qu'elle avait parlé à la femme qui portait un enfant peu après que celle-ci eut été relâchée par l'individu. Elle pleurait, a-t-elle déclaré. "Elle a dit: 'Vous devez appeler le 911. Un homme vient d'entrer dans le bureau" de campagne, "a ouvert son manteau et nous a montré une bombe qu'il avait fixé sur son torse" au moyen d'un ruban adhésif, a souligné Lettie Tzikik.
Le bureau de campagne d'Hillary Clinton -l'une des nombreuses permanences de la candidate dans le New Hampshire-se trouve dans le centre-ville de Rochester, qui compte 30.000 habitants.
Les employés du bureau de campagne de Barack Obama étaient également évacués, selon un porte-parole de campagne, tout comme ceux du bureau de John Edwards. Les deux hommes, respectivement sénateur de l'Illinois et ancien sénateur de Caroline du Nord, sont eux aussi lancés dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle.
La primaire en vue de la désignation des candidats à l'élection présidentielle aux Etats-Unis aura lieu le 8 janvier dans l'Etat du New Hampshire.