Nationales
15 janvier 2008
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Les services de police canadiens et internationaux ont annoncé ces arrestations mardi, ajoutant que 50 autres enquêtes se poursuivaient au pays.
Selon la porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Mélanie Laroche, ces individus offraient des vidéos d'agressions sexuelles de filles, âgées entre 9 et 16 ans, aux abonnés de leur site internet.
Tous les Canadiens arrêtés jusqu'à présent sont des hommes. Au moins un d'entre eux, interpellé il y a deux semaines, est un ancien chef scout d'une région voisine de Toronto.
Jusqu'à présent, la police ne détient aucune preuve qu'il y ait eu des victimes canadiennes, bien qu'un suspect toujours recherché fasse l'objet d'allégations voulant qu'il ait communiqué le désir d'impliquer ses propres filles.
D'autres arrestations sont à prévoir, a indiqué Earla-Kim McColl, surintendante à la GRC, en conférence de presse à Ottawa. "La majorité des enquêtes sont toujours en cours et les polices locales communiqueront très prochainement avec un certain nombre d'individus identifiés."
L'arrestation de plus de 92 Européens avait été révélée, en novembre dernier, dans le cadre de l'opération nommée "Koala". L'opération impliquait 30 pays et identifiait 2500 suspects potentiels, dont 98 du Canada.
Les clients du réseau "sont issus de toutes les couches de la société: parmi eux se trouvent des enseignants, des travailleurs sociaux, des instructeurs de natation", a indiqué Menno Hagemeijer, de la section grand banditisme d'Europol.
Deux soeurs de Belgique, âgées de 9 et 11 ans, et 21 jeunes ukrainiennes âgées de 9 à 16 ans, sont parmi les victimes retrouvées par la police.
Un total de 98 adresses de courriel canadiennes avaient été localisées. Quelque 55 des propriétaires de ces adresses ont été identifiés et l'enquête se poursuit.
Au nombre des Canadiens arrêtés, outre l'ex-chef scout de la région de Toronto, se trouve un homme de 40 ans d'Edmonton qui a été trouvé en possession d'une grande quantité de films de pornographie juvénile, en plus des vidéos du site internet.
Un homme de 40 ans de la région de Victoria, en Colombie-Britannique, avait aussi été appréhendé l'automne dernier en lien avec cette enquête. Il a depuis été libéré mais devra répondre d'accusations de possession de pornographie juvénile, d'utilisation de pornographie juvénile, de possession d'une arme à feu sans permis et d'entreposage inadéquat d'une arme à feu.
Selon la police, la pédopornographie était produite principalement en Ukraine, mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas.
L'Italien présumé être au centre du réseau a été arrêté et identifié comme étant Sergio Marzola. Selon l'agente Laroche, il était responsable de la production et de la distribution des 150 vidéos saisies où des jeunes filles étaient violées par lui ou d'autres suspect.
En février dernier, les autorités canadiennes ont été invitées à participer à l'enquête lorsque quelque 600 courriels en provenance du Canada ont été identifiés parmi les 50 000 messages qui ont circulé entre M. Marzola et des clients potentiels.
Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, a émis un communiqué dans lequel il félicite le "Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants et ses partenaires européens et canadiens de leurs efforts continus dans le cadre de cette enquête très importante".
"Toutes les formes d'exploitation sexuelle des enfants constituent des actes criminels terribles", a-t-il ajouté.