Nationales
30 janvier 2008
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Des soldats canadiens en Afghanistan ont ouvert le feu, mercredi, en direction d'une voiture qui s'approchait à vive allure d'un convoi arrêté qui avait été plus tôt la cible d'un attentat-suicide, à environ 15 kilomètres à l'ouest de la ville de Kandahar.
Le convoi, qui provenait de la base de l'équipe de reconstruction provinciale, circulait sur l'autoroute principale de Kandahar quand un kamikaze a tenté de l'attaquer.
Le kamikaze a raté le convoi, mais a touché des voitures de civils, faisant quatre blessés. Ces quatres personnes ont été évacuées par des soldats canadiens afin qu'elles puissent recevoir des soins adéquats. Leur état de santé n'est pas connu.
Après l'attaque, le convoi s'est immobilisé pour établir une zone sécuritaire, mais une voiture s'est alors approchée à vive allure, ce que les militaires ont décrit comme étant une "escalade de la violence". Le conducteur n'aurait pas obéi aux militaires qui lui ordonnaient de s'immobiliser, et ils auraient alors ouvert le feu contre le moteur.
Bien que l'accident n'ait pas fait de blessé, des civils afghans se sont présentés dans un hôpital de Kandahar plus tard, prétendant qu'ils avaient été blessés à ce moment.
Le Service national des enquêtes (SNE) de l'armée canadienne étudie leurs allégations. Le SNE se penche sur tous les incidents qui impliquent des soldats canadiens, au pays ou à l'étranger.
Les pertes civiles sont un irritant important pour les Afghans, qui prétendent que les forces de la coalition ne prennent pas les précautions nécessaires.
L'armée a mis en place des campagnes publiques pour informer la population de la nécessité de se tenir loin des convois et d'obéir aux ordres de s'arrêter. Plus tôt ce mois-ci, la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN a augmenté ses efforts pour minimiser les pertes de vie civiles, dévoilant de nouveaux panneaux qui seront installés sur les véhicules militaires pour indiquer à la population que les soldats pourraient ouvrir le feu si une certaine distance n'est pas respectée.
Certains s'étaient plaints que les inscriptions sur les anciens panneaux étaient difficiles à lire.
Les Nations unies affirment que quelque 1000 civils afghans sont morts entre les mois de janvier et septembre 2007.