Internationales
03 avril 2008
|
Selon ce communiqué gouvernemental lu à la radio publique, l'accord, signé avec la rébellion actuellement en pourparlers en Libye, inclut un cessez-le-feu, ainsi qu'un engagement de Bamako de réduire sa présence militaire dans le nord du pays. Tripoli de son côté s'engage à participer au développement de la région.
On ne disposait pas de plus de précisions dans un premier temps, les porte-parole de la rébellion ne commentant pas cette information.
Elle intervient au lendemain du lancement par l'armée malienne d'une vaste opération contre les bastions de la guérilla autour de la capitale régionale Kidal, qui selon les responsables locaux auraient fait au moins deux morts dans les rangs de la rébellion et ont vidé les rues de Kidal de sa population, calfeutrée dans les maisons.
Le Mali avait signé un accord de paix l'année dernière pour mettre un terme à la rébellion qui avait repris en 2006 après les affrontements de la décennie 90.
Une faction, dirigée par Ibrahim Bahanga, avait refusé de signer, jugeant que l'accord ne faisait pas assez d'efforts pour aider la minorité touareg et protéger sa spécificité culturelle. Les pourparlers entre le gouvernement et ce groupe, accusé d'attaques contre des casernes militaires et d'enlèvements de soldats à répétition, avaient débuté le 31 mars à Tripoli.
Le nouvel accord promet des efforts supplémentaires en faveur du nord déshérité, et de favoriser l'accès aux postes gouvernementaux pour les Touaregs.