Internationales
04 avril 2008
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Dénonçant un "simulacre de justice", le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a jugé que le TPIY avait perdu toute crédibilité en rendant "une décision consternante". Il a demandé que l'Union européenne cesse de réclamer l'arrestation des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic, inculpés par le TPIY, comme condition essentielle à un rapprochement avec la Serbie. "Si l'Union européenne croit que le tribunal demeure une institution crédible et valable (...) après l'acquittement de Ramush Haradinaj, elle doit le dire clairement", a-t-il déclaré.
Le ministre pour le Kosovo du gouvernement Kostunica, Slobodan Samaradzic, a affirmé de son côté que "le verdict est catastrophique" et qu'il aura "de nombreuses conséquences politiques, morales et légales".
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) avait acquitté jeudi Ramush Haradinaj, ancien Premier ministre du Kosovo et ancien commandant de la guérilla séparatiste, de tous les chefs d'accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui pesaient sur lui.
Un des principaux commandants de l'UCK (Armée de libération du Kosovo), Haradinaj, âgé de 39 ans, a été acquitté des accusations de meurtres, de viols et de torture contre des habitants serbes de la province du Kosovo pendant le conflit opposant les séparatistes albanophones aux forces de Belgrade, en 1998-99, et qui s'acheva par une campagne de bombardements de l'OTAN sur les forces serbes. Il avait plaidé non coupable de 37 chefs d'inculpation sur 39.