Nationales
06 avril 2008
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Sa candidature a été confirmée lors de l'assemblée d'investiture qui s'est déroulée dimanche après-midi à l'école primaire Saint-Marc, qu'a fréquenté son propre fils. Elle était accompagné des candidats à l'investiture du parti dans les comtés de Pointe-aux-Trembles et Bourget, où auront lieu des partielles, Marie-Josèphe Pigeon et Gaétan Legault.
Mme David avait terminé deuxième lors du scrutin de mars 2007, derrière le péquiste Nicolas Girard. L'ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec avait recueilli 26 pour cent des voix.
Cette fois, Françoise David estime qu'elle a de très bonnes chances de l'emporter dans Gouin, une circonscription traditionnellent détenue par le Parti québécois. La porte-parole de Québec solidaire souligne qu'elle représente également un parti souverainiste de gauche, mais qu'elle incarne aussi le changement. Elle se dit très près des citoyens du comté et de leurs préoccupations puisqu'elle vit dans le quartier et que des efforts considérables ont été réalisés sur le terrain au cours des derniers mois pour la faire connaître davantage auprès des électeurs et de les convaincre des bienfaits de voter pour elle pour "la défense des services publics, la réduction des inégalités sociales, et ce, dans un Québec écologiste".
Mme David estime qu'il est temps que Québec solidaire fasse son entrée à l'Assemblée nationale pour aller "dire des choses différentes des autres", comme par exemple "qu'il est grand temps que les grandes entreprises et les riches fassent leur part sur le plan fiscal". Avec des députés de Québec solidaire sur la colline parlementaire "fini le ronronnement satisfait des bien-assis qui refusent de voir la crise écologique et sociale qui nous afflige", peut-on lire dans son communiqué émis dimanche.
Mais Mme David ne semble pas craindre la division des votes grâce à l'intérêt démontré également par des électeurs auprès du Parti vert du Québec, qui attire l'attention depuis l'élection de son nouveau chef Guy Rainville. Elle invite d'ailleurs ce dernier au dialogue, par exemple en collaborant sur un enjeu commun, sans préciser toutefois lequel.
La semaine dernière, M. Rainville a rejetté du revers de la main l'idée d'unir les forces des deux partis, en un seul, pour se donner plus de pouvoir face aux trois autres partis (PLQ, PQ, ADQ) représentés à l'Assemblée nationale.