Internationales
22 avril 2008
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"Le président de la République avait annoncé (en décembre, NDLR) la suspension du dialogue avec Damas aussi longtemps qu'il n'y aurait pas des actes qui concrétiseraient la volonté de supposée de la Syrie de jouer un rôle positif" dans la crise au Liban, a rappelé le "sherpa". M. Levitte était interrogé par les journalistes à l'issue d'un dîner de travail à l'Elysée entre le président français et son homologue égyptien Hosni Moubarak.
"Nous attendons toujours ces actes", a noté M. Levitte, "notre position n'a pas changé". Interrogé sur le sens de cette courte rencontre bilatérale, le conseiller a expliqué que "les dirigeants français sont courtois". Cette rencontre a eu lieu à Koweït en marge de la troisième conférence ministérielle élargie des pays voisins de l'Irak, qui a été l'occasion d'une rencontre entre les ministres des pays concernés par la situation au Liban.
Le Parlement libanais a échoué mardi, pour la 18e fois, à élire un nouveau président du Liban, faute de réunir un nombre suffisant de députés, alors que la majorité anti-syrienne et l'opposition restent en profond désaccord sur le partage du pouvoir au sein d'un futur gouvernement.
La France a interrompu les contacts de haut niveau avec la Syrie, une suspension qui ne signifie pas "que nous nous interdisions tout contact avec la Syrie", avait expliqué le chef de l'Etat en janvier.