Lors d'une assemblée spéciale, mardi à Vancouver, et à peine quelques jours après que les opposants à la vente se soient présentés devant un comité parlementaire qui se penche sur la transaction, 99,9 pour cent des actionnaires qui ont voté l'ont fait en faveur de la vente, qui devrait être finalisée pendant le deuxième trimestre de 2008.
L'américaine Alliant Techsystems, un sous-traitant du secteur de la défense, a accepté de verser 1,325 milliard $ en espèces pour les activités d'aérospatiale de MDA.
La vente, qui comprend aussi la division qui contrôle le satellite Radarsat 2, assénerait un coup important à l'industrie spatiale canadienne et devrait être bloquée, a déclaré l'ancien astronaute Marc Garneau devant le comité la semaine dernière.
M. Garneau, qui est aussi l'ancien président de l'Agence spatiale canadienne et qui sera candidat libéral lors des prochaines élections générales, estime que si la décision de MDA est peut-être logique du point de vue des affaires, des enjeux plus grands sont sur la table.
Il a expliqué au Comité permanent sur l'Industrie, la Science et la Technologie que le jour viendra où le Canada voudra développer ses propres satellites. Sans l'expertis de MDA, croit-il, cette possibilité ne sera pas viable.
Au coeur de la transaction se trouve le satellite Radarsat 2, récemment mis en orbite, qui peut produire des images de la Terre avec une résolution de trois mètres. MDA détient les droits mondiaux exclusifs sur les données du satellite, qui a été construit avec l'aide de l'Agence spatiale canadienne.
La transaction doit être approuvée par Ottawa en vertu de la Loi sur Investissement Canada, qui encadre les investissements étrangers d'envergure au Canada pour assurer que le Canada en retire un bénéfice.
L'action de MDA a gagné mardi 4 cents à la Bourse de Toronto, clôturant la séance à 46,99 $.