Maxime Bernier a dit à Bernard Kouchner, lors d'une conférence de presse au ministère afghan des Affaires étrangères, que ces troupes supplémentaires permettront au Canada d'accélérer l'entraînement de l'armée et de la police afghanes.
"Maintenant, toutes les conditions sont réunies. Nous sommes présents jusqu'en juillet 2011 au point de vue militaire et au point de vue diplomatique, certainement au-delà de 2011", a déclaré M. Bernier.
Le Canada espère que les forces de sécurité afghanes pourront assumer le contrôle de la province de Kandahar, dans le sud du pays, d'ici à 2011.
M. Kouchner a affirmé que le fait que lui et M. Bernier visitaient ensemble l'Afghanistan était un "symbole de coopération" et que l'Europe, le Canada et l'Amérique étaient tous dévoués au peuple afghan.
Le ministre français a aussi rencontré le président afghan Hamid Karzaï pour discuter de la reconstruction du pays.
Cette visite entre dans le cadre de la préparation de la conférence des donateurs pour l'Afghanistan prévue à Paris le 12 juin.
Cette conférence n'est pas seulement destinée à collecter des fonds, mais aussi à trouver une nouvelle stratégie internationale pour l'Afghanistan, selon le chef de la diplomate française.
Cette visite intervient alors que la France a annoncé lors du sommet de l'OTAN, au début du mois, qu'elle enverrait 700 soldats supplémentaires ainsi qu'un détachement de forces spéciales en Afghanistan.
La France dispose actuellement d'environ 2200 hommes pour la mission en Afghanistan, dont 1500 effectivement déployés sur le sol afghan.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN déployée en Afghanistan totalise actuellement 47 000 hommes.
Les Etats-Unis sont les plus importants participants avec 19 000 hommes, devant le Royaume-Uni (7750), l'Allemagne (3490) et le Canada (2500).