M. Dion a rencontré lundi soir le leader du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, qui a tenté de le persuader de se joindre à lui et d'exiger un retrait immédiat des soldats canadiens en Afghanistan.
Mais M. Dion doit aussi rencontrer mardi le premier ministre Stephen Harper, qui espère le persuader d'accepter les recommandations de la commission Manley sur la mission canadienne - soit sa poursuite, à condition d'obtenir le renfort d'au moins 1000 soldats supplémentaires de la part des autres pays de l'OTAN, ainsi que des hélicoptères de combat.
Jusqu'à maintenant, la position de Stéphane Dion reste à mi-chemin entre celles de ses opposants. M. Dion propose que la mission de combat se termine comme prévu en février 2009, mais que les soldats restent plus longtemps en Afghanistan pour participer aux efforts de reconstruction et à l'entraînement des forces de l'ordre afghanes.
M. Dion a indiqué aux journalistes que M. Layton et lui-même avaient réaffirmé leur position respective et acceptaient le fait qu'ils ne s'entendent pas à ce sujet.
Le chef libéral a par ailleurs jugé irréaliste l'appel de M. Layton en faveur d'une force des Nations unies pour s'engager dans une mission plus traditionnelle de maintien de la paix en Afghanistan.
M. Layton a pour sa part reconnu que M. Dion se trouvait dans une position très difficile à propos de cette question "historique".
Les deux chefs ont accepté de se recontrer de nouveau pour discuter de cette délicate question.