Le ministre de l'Intérieur Nourredine Yazid Zerhouni, qui accompagne le président Abdelaziz Bouteflika à Annaba (600km à l'est d'Alger), est le premier haut responsable à réagir à l'attentat en estimant, sur les ondes de la radio algérienne que "les auteurs de cet attentat cherchent à empêcher l'avancée du processus démocratique".
L'attentat de Constantine est un "acte de sabotage contre le système démocratique algérien", destiné à perturber les élections législatives de jeudi, a poursuivi le ministre, avant d'appeler les Algériens à se rendre "massivement aux urnes pour marquer leur attachement à la démocratie".
Jugeant que "la meilleure façon de répondre à ce genre d'attentat est la forte participation aux élections législatives", Nourredine Yazid Zerhouni a rappelé qu'un "dispositif sécuritaire a été mis en place pour assurer le bon déroulement du scrutin".
A ce propos, le ministère de l'Intérieur a rendu publique mardi les mesures devant assurer le bon déroulement des élections législatives du 17 mai. Le communiqué précise notamment que les transports de marchandises et la circulation des citernes à carburant sont interdits durant la période allant du 16 mai à 0h00 au 18 mai à 6h00.
Le ministère note toutefois que les véhicules chargés de l'approvisionnement de la population en denrées alimentaires ne sont pas concernés par ces mesures.
Durant la même période, les marchés hebdomadaires sont fermés, à l'exception des "marchés quotidiens de gros, de demi-gros et de détail des fruits et légumes", tandis que les manifestations sportives et culturelles sont "reportées à une date ultérieure", selon le ministère.
La branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique a appelé au boycott de ces élections, qu'elle a qualifiées de "comédie", avertissant que les électeurs qui y participeraient "tremperaient dans le péché".
Concernant la lutte antiterroriste, le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'elle serait "poursuivie sans relâche". Selon lui, les groupes armés, "peu importe leurs appellations, ont échoué".
Il a enfin estimé que la situation "s'est nettement améliorée" et que les derniers actes terroristes "ne peuvent, en aucun cas, influer sur le processus de réconciliation nationale".