Lors d'une conférence internationale sur le rôle du Canada en Afghanistan qui se déroulait jeudi à Montréal, Omar Samad a soutenu que la population canadienne commence à saisir que la mission dans son pays n'est pas uniquement de nature militaire.
Il a affirmé aux journalistes que les Canadiens tentent d'aider le peuple et le gouvernement afghans à devenir autonomes aussi rapidement que possible.
L'engagement du Canada envers l'Afghanistan prend fin en février 2009, mais M. Samad a demandé aux Canadiens d'être patients avant d'évaluer les progrès réalisés.
"L'histoire nous a montré que tous les pays qui sont sortis d'un conflit on dû passer à travers plusieurs années de reconstruction et l'Afghanistan n'est pas une exception", a-t-il soutenu.
Chris Alexander, le chef adjoint de la mission de l'ONU en Afghanistan, a déclaré que tout le monde doit rester concentrer pour amener la sécurité au pays ravagé par la guerre.
"Ce devra être un travail d'équipe à chaque étape, ce qui veut dire que chaque joueur de l'équipe devra être là", a-t-il dit en entrevue.
M. Alexander soutient toutefois que les conditions de vie en Afghanistan se sont améliorées au cours des six dernières années.
Stephen Wallace, le vice-président du groupe de travail de l'ACDI sur l'Afghanistan, est du même avis.
"Nous avons sauvé 80 000 enfants chaque année", a-t-il soutenu.
La plupart des participants ont reconnu que l'OTAN devrait maintenir sa présence à long terme et, même si des appels ont été lancés pour que le Canada prolonge sa mission au-delà de 2009, plusieurs se sont entendus sur le fait que la décision doit être prise par le parlement et par le gouvernement.
Un responsable de l'OTAN, Martin Howard, a souligné les succès du Canada dans la province de Kandahar.
"Nous pensons que le Canada est un joueur important en Afghanistan, autant militairement que diplomatiquement que sur le front du développement et nous voulons qu'il reste, a-t-il dit. Nous ne pouvons pas forcer les pays à le faire."