S'il demeure confiant que l'alliance militaire fournira les renforts de 1000 soldats réclamés dans le sud de l'Afghanistan, M. Harper a précisé qu'il faudra peut-être plus qu'une rencontre de deux jours entre 26 chefs d'Etat pour qu'une entente soit conclue.
Plusieurs s'attendaient à ce que le président français, Nicolas Sarkozy, profite du sommet de l'OTAN pour annoncer l'envoi par la France de troupes additionnelles. Il a plutôt fait part de ses intentions lors d'une visite au Royaume-Uni, plus tôt cette semaine, suscitant du même coup une polémique dans son pays.
On ignore encore si les troupes françaises seront déployées dans l'est ou dans le sud de l'Afghanistan, mais on s'attend à ce qu'elles soient envoyées dans une province au sud de Kaboul, ce qui permettrait aux soldats américains d'aller appuyer les Canadiens à Kandahar.
La Chambre des communes a récemment adopté une motion de prolongement de la mission afghane jusqu'en 2011, à condition qu'un autre pays-membre de l'OTAN envoie 1000 soldats pour assister les troupes canadiennes à Kandahar. Les libéraux fédéraux, qui ont permis l'adoption de la motion conservatrice à laquelle s'opposaient le NPD et le Bloc québécois, ont dit qu'ils voulaient obtenir des réponses au sujet des renforts lors du sommet.