Le commandant du bataillon Kandak 21, qui collabore étroitement avec les forces canadiennes, a rappelé que la plupart des soldats afghans utilisent encore de vieux fusils d'assaut AK47 soviétiques au lieu des armes modernes utilisées par les soldats canadiens et américains.
"Les équipes canadiennes, quand elles sont arrivées pour notre formation, ont dit qu'elles essaieraient de nous trouver de bonnes armes, mais malheureusement ces armes ne sont pas encore arrivées", a dit à La Presse Canadienne le lieutenant-colonel Shirin Shah Kowbandi.
Il s'inquiète surtout du danger que courent ses hommes lors des combats contre les insurgés talibans.
"Si les armes ne sont pas bonnes, le soldat n'est pas courageux et il ne fonce pas sur l'ennemi pour combattre parce qu'il n'a pas confiance en son arme", a-t-il ajouté.
Cela complique aussi le recrutement de nouveaux soldats, a-t-il dit.
L'armée afghane aurait aussi besoin de nouveaux véhicules pour remplacer les camions tout-terrain équipés d'une mitrailleuse qui, parfois, transportent une douzaine de soldats.
M. Shirin Shah croit par ailleurs que le chef d'état major de l'armée canadienne, le général Rick Hillier, est très optimiste quand il prévoit que l'armée afghane ne sera pas autonome avant 10 ans.
"Il a raison, si le processus continue aussi lentement, ça va prendre plus de 10 ans, a-t-il dit. Mais si on améliore le processus et que les armes arrivent, ça ne prendrait pas 10 ans."
De passage à Kandahar plus tôt cette semaine, le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, a reconnu que l'armée afghane a besoin d'aide.
"Nous collaborons avec les autres pays membres de l'OTAN pour identifier les besoins les plus urgents, a-t-il dit. Nous espérions y aller d'une annonce cette semaine, mais ça viendra très bientôt, au sujet de cet équipement."