Ban Ki-moon a exigé que les parties respectent la loi humanitaire internationale qui interdit les attaques militaires contre les populations civiles.
L'armée soudanaise a confirmé que son aviation avait bombardé les villes de Sirba, Sileia et Abou Sourouj au cours d'un raid contre les rebelles.
Hélène Caux, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a précisé qu'une équipe avait été envoyée sur place pour faire le point sur la situation.
Les rebelles assurent qu'aucun de leurs combattants ne se trouvaient dans les villes attaquées par des avions et des hélicoptères. Selon Abdelaziz Ouschar, un commandant du Mouvement pour la justice et l'égalité, des combattants au sol et des miliciens arabes janjaweed ont participé vendredi à l'attaque, qui a provoqué la mort d'après lui, de 200 personnes.
L'armée soudanaise affirme elle que son action a obligé les rebelles visés à se retirer vers le Tchad, que Khartoum accuse de soutenir la rébellion.
Au moins 200.000 personnes ont été tuées au Darfour en cinq ans de violences et 2,5 millions ont dû fuir leur domicile.