Le gouverneur d'Ankara Kemal Onal a identifié le kamikaze comme étant Guven Akkus, un homme âgé de 28 ans. Kemal Onal a ajouté que le mode opératoire ainsi que les explosifs étaient semblables à ceux utilisés par la rébellion kurde.
Akkus a purgé une peine d'emprisonnement de deux ans pour avoir affiché des pancartes interdites et résisté à la police mais on ignore encore s'il a un quelconque lien avec les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit en Europe.
Mardi soir, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'était rendu sur place et avait précisé que quatre citoyens turcs et un ressortissant pakistanais avaient été tués dans l'explosion. "Nous avons toujours dit que le terrorisme pouvait frapper n'importe qui, n'importe où. Même si nous avons pris toutes les précautions, nous avons eu cet incident", avait alors déclaré M. Erdogan aux journalistes.
La police a ensuite précisé qu'une sixième victime avait succombé à ses blessures à l'hôpital.
Un porte-parole de l'ambassade du Pakistan à Ankara, Abdul Majeed Niazi, a affirmé qu'aucun ressortissant pakistanais n'avait été tué, mais a souligné que huit Pakistanais figuraient parmi les blessés.
Dans un communiqué diffusé mercredi, le ministère allemand des Affaires étrangères, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, a condamné ce "terrible crime", exprimé sa "plus profonde sympathie" aux familles des victimes et appelé à l'arrestation des auteurs de l'attentat afin que ces derniers soient traduits en justice.
Le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a également condamné l'attaque terroriste.
L'explosion, qui s'est produite devant l'un des plus anciens centres commerciaux de la capitale, a projeté des bris de verre et d'autres débris sur un vaste périmètre. Des images de télévision tournées peu après l'explosion montraient des secouristes traitant des blessés, certains ensanglantés, d'autres les vêtements déchirés, et les évacuant sur des brancards vers des ambulances.
L'attentat a été commis dans le quartier d'Ulus, le plus ancien de la capitale, près des musées et du Parlement. Le centre commercial visé, Anafartalar, vend principalement des vêtements et des tissus.