La voiture contenant quelque 80kg d'explosifs était garée devant un bâtiment du ministère de la Défense et l'explosion était programmée dimanche soir. La police a bouclé le périmètre autour de l'immeuble après avoir reçu un appel anonyme reçu du Pays basque. Vers 23h30 (21h30), le détonateur a sauté, mais n'a pas fait exploser la charge principale, que les démineurs ont mis huit heures à neutraliser.
Pedro Sanz Alonso, le président du gouvernement de la région autonome de La Rioja dont Logrono est la capitale, a mis en cause l'organisation séparatiste clandestine ETA. L'explosion de la voiture piégée aurait pu provoquer "une catastrophe", a-t-il souligné.
Quelques heures auparavant dimanche, l'ETA avait affirmé dans un communiqué publié dans le quotidien basque "Gara" -souvent utilisé comme relais-qu'il "continuerait à frapper les structures de l'Etat espagnol sur tous les fronts".
Dans ce communiqué, le premier depuis la rupture officielle en juin de son cessez-le-feu annoncé en mars 2006, le mouvement séparatiste revendiquait la responsabilité d'attentats récents: à Belagoa, en marge du Tour de France en juillet, contre un poste de police à Durango (Biscaye) en août, et à Castellon.
Le mouvement a également accusé le gouvernement de Jose Luis Rodriguez Zapatero d'être responsable de la rupture du processus de paix. Il juge que l'approche de Zapatero du séparatisme basque a été "dénuée de contenu politique, avec pour but final la défaite".
Cette déclaration d'ETA intervient après l'arrestation le week-end dernier de quatre militants présumés de l'organisation dans une maison à Cahors (Lot), dont le principal artificier du groupe.
Ils sont soupçonnés d'avoir participé de façon "déterminante" à l'attentat au véhicule piégé qui a fait deux morts le 30 décembre dernier à l'aéroport de Madrid Barajas, ainsi qu'à un attentat manqué le 27 août à Castellon, selon le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba.