Taha Seghrouchni est détenu à Lleida, dans le nord du pays. Mercredi, les autorités avaient arrêté cinq autres hommes lors de raids effectués dans plusieurs villes d'Espagne.
Trois d'entre eux -Zohaib Khadiri, Djilali Boussiri, Nasreddine Ben Laid Amri-doivent être interrogés vendredi par le juge Juan del Olmo de l'Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, chargé d'enquêter sur les attentats du 11 mars 2004 qui avaient fait 191 morts et plus de 1.500 blessés. Un groupe principalement constitué d'extrémistes musulmans nord-africains avait fait sauter des bombes dans quatre trains de banlieue.
Les autres suspects se nomment Samir Tahtah et Kamal Ahbar. On ignorait dans l'immédiat les nationalités des six hommes.
Ils auraient aidé les Marocains Mohamed Belhadj et Mohamed Afalah, considérés comme des pivots des cellules terroristes à l'origine des attentats, à quitter l'Espagne. Deux autres suspects auraient également fui le pays. Afalah pourrait être devenu kamikaze en Irak.
Au moins l'un des suspects, Samir Tahtah, se trouvait déjà en prison, reconnu coupable d'appartenance à un réseau basé en Syrie qui recrutait des kamikazes pour attaquer les troupes américaines en Irak.
La police a déclaré avoir trouvé de faux documents et de l'argent liquide lors de son coup de filet effectué mercredi à Barcelone, Tarragone, Gérone, Cadix et La Corogne.