David Matas, principal conseiller juridique de l'organisation, a affirmé mardi que le nombre de voix réclamant une poursuite judiciaire du président iranien augmentait dans le monde entier, mais que c'était la première fois qu'une mise en accusation formelle se dessinait.
B'nai Brith Canada veut que le gouvernement fédéral interdise à M. Ahmedinejad d'entrer au Canada, de le traduire en justice s'il vient au pays et de demander au Conseil de sécurité des Nations unies de porter des accusations devant le Tribunal pénal international siégeant à La Haye, aux Pays-Bas.
La liste des accusations à compléter contre le président iranien inclut celles d'avoir tenu des propos antisémites, d'incitation à des crimes contre l'humanité et de négation de l'Holocauste.
M. Matas a reconnu que la possibilité que le président iranien se retrouve derrière les barreaux pourrait être mince.
Il a néanmoins estimé qu'une mise en accusation de M. Ahmedinejad pourrait constituer pour le Canada une occasion d'aider à prévenir un génocide.
B'nai Brith Canada, dont le siège est situé à Toronto, se veut le principal organisme de défense des droits de la communauté juive canadienne. Il compte plusieurs bureaux régionaux, dont un à Montréal.