Le couvre-feu, valable à toute heure de la journée, avait été imposé jeudi soir en raison de la montée des affrontements entre forces régulières et la milice chiite de Moqtada al-Sadr. La mesure devait prendre fin dimanche.
L'annonce intervient alors que les forces irakiennes, appuyées par l'armée américaine, se battent depuis mardi sur plusieurs fronts contre les milices chiites loyales à l'Armée du Mahdi d'Al-Sadr.
L'aviation américaine a intensifié samedi ses bombardements dans le secteur de Bassorah dans le sud de l'Irak, larguant deux bombes à guidage de précision sur un fief présumé d'une milice chiite au nord de la ville. Quelques heures plus tôt, une frappe aérienne américaine avait touché une maison, tuant huit civils, dont deux femmes et un enfant, selon la police irakienne.
A Bagdad, des hélicoptères américains ont frappé des cibles vendredi soir dans le quartier de Sadr City, alors que la "Zone verte", qui accueille le commandement américain et le quartier gouvernemental, est la cible de tirs de roquettes et de mortiers depuis plusieurs jours.
Moqtada al-Sadr a appelé samedi ses partisans à ne pas déposer leurs armes comme les y exhortent les autorités. Le Premier ministre Nouri al-Maliki, bien que reconnaissant qu'il avait peut-être mal jaugé les réactions à son offensive contre les milices, a promis de ne pas quitter Bassorah avant d'avoir repris le contrôle de la ville.