Les efforts visant à former un gouvernement n'ont toujours pas abouti en raison des différends entre les formations néerlandophones et francophones depuis le scrutin du 10 juin. Les discussions au sein de la coalition se sont effondrées en août, achoppant sur les requêtes flamandes pour une plus large autonomie et la révision de la zone de bilingue pour Bruxelles, un point auquel s'opposent vigoureusement les partis francophones.
"On (les régions wallonnes et flamandes) est finalement un couple très stable", déclaré Karel De Gucht au "Soir". La meilleure preuve que la Belgique ne va pas disparaître, "c'est qu'on se dispute depuis 50 ans et qu'on n'est toujours pas séparé", "quel couple survivrait à une telle épreuve durant 50 ans?", demande-t-il.
Et de souligner: "ce qui se passe actuellement n'est pas bon pour la Belgique, mais cela se dissipera vite".
Un rassemblement a été organisé samedi dans le centre de Bruxelles dans le cadre des commémorations annuelles de la révolution de 1830, qui a conduit à l'indépendance de la Belgique. Quelque 300 personnes, dont nombre brandissaient le drapeau national, ont exhorté les partis politiques à former un nouveau gouvernement.