La déclaration officielle de la junte a été publiée en une du journal "The New Light of Myanmar", organe officiel du gouvernement.
"Ceux qui ont mené, été impliqués et soutenu l'agitation qui a éclaté en septembre ont été convoqués et sont interrogés", pouvait-on y lire. "Certains sont encore convoqués pour être interrogés et ceux qui doivent être relâchés le seront".
Selon ce communiqué, 2.927 personnes ont été arrêtées et près de 500 sont encore détenues. Le dernier bilan diffusé par les autorités, le 8 octobre, faisait état de près de 2.100 arrestations.
Toute personne remise en liberté a dû signer un "engagement", précisait le communiqué, sans donner plus de détails. Mais des manifestants relâchés ont affirmé dans des entretiens avoir dû s'engager par écrit à ne plus participer à des manifestations et à ne plus soutenir le mouvement pro-démocratie.
Le bilan officiel fait état de 10 morts lors des violentes répressions des manifestants les 26 et 27 septembre derniers. Les opposants et des diplomates étrangers estiment cependant que ce chiffre est nettement plus élevé, et que jusqu'à 6.000 personnes ont été arrêtées, dont des milliers de moines bouddhistes qui ont mené le mouvement.