M. Blair a fait cette déclaration au cours d'une conférence qu'il donnait devant des gens d'affaires de Toronto.
Il a déclaré que l'on vivait présentement une époque charnière dans l'histoire du monde, et que les pays devaient choisir leur camp dans la lutte au terrorisme.
Les attentats visant les populations civiles ou les soldats qui tentent de combattre le terrorisme dans ces territoires hostiles "ne devraient pas miner notre détermination", selon lui.
"Nous n'allons pas gagner cette guerre en s'excusant de la façon dont on vit", a-t-il dit devant les 2000 personnes à avoir déboursé plus de 400 $ pour assister à cette conférence.
Se disant un "admirateur" du Canada, M. Blair a aussi dit que les Canadiens devaient être "immensément fiers" de leurs militaires et de ce qu'ils ont accompli en Afghanistan, parlant d'une cause "aussi noble que l'on puisse imaginer".
Ces remarques de M. Blair surviennent au lendemain de celles du secrétaire d'Etat américain, Robert Gates, qui a critiqué les alliés de l'OTAN en Afghanistan, prétendant que les troupes canadiennes, britanniques et néerlandaises y étaient inefficaces.
M. Gates a jugé nécessaire de s'expliquer par le biais de la page éditoriale du Washington Post, jeudi, arguant que ses propos ne reflétaient pas exactement le travail des troupes canadiennes. Le chef du NPD, Jack Layton, croit que cette remarque pourrait faire pencher la balance dans l'opinion publique et provoquer le retrait du Canada dans ce conflit
Pendant ce temps, à l'extérieur de l'hôtel où Blair donnait sa conférence, des manifestants ont fait entendre leur mécontentement face à la décision de M. Blair d'appuyer l'intervention américaine en Irak, en 2003.
Les protestataires, venus à l'invitation de la Toronto Coalition to Stop the War, étaient d'avis que M. Blair a volontairement induit en erreur la population du Royaume-Uni et la communauté internationale en prétendant à l'instar de M. Bush que le régime de Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive.
Aucune arme de ce type n'a cependant été trouvée en Irak, alors que des milliers de soldats britanniques y sont toujours pour appuyer les troupes américaines.
Tony Blair a retiré son chapeau de premier ministre britannique en juin dernier; Gordon Brown lui a succédé.
La Toronto Coalition to Stop the War regroupe une cinquantaine d'organisations.