Le Canada estime que ces interdictions reposent sur de la désinformation transmise par des groupes de protection des animaux.
Le gouvernement fédéral réclame que l'OMC tienne des consultations sur les interdictions d'importation mises en place par la Belgique et les Pays-Bas, la première étape du processus officiel de résolution de conflits de l'organisme.
La Belgique a adopté sa nouvelle loi - qui prévoit une exception pour les phoques tués de façon traditionnelle par les Inuits - en mars, tandis que le gouvernement des Pays-Bas doit bientôt se prononcer sur un projet de loi qui lui a été soumis.
Le ministre du Commerce international, David Emerson, prétend quant à lui que ces interdits violent les obligations de ces pays selon les règles de l'OMC et qu'ils ne reposent sur aucun fondement scientifique.
"Il y a eu des campagnes menées par des groupes de protection des animaux et d'autres qui encourageaient les pays de l'Union européenne à interdire l'importation des produits du phoque, a déclaré M. Emerson. Nous croyons qu'une part importante de l'information transmise dans ces campagnes était trompeuse, voire totalement fausse."
Depuis des années, le Canada est la cible de critiques de la part des groupes de protection des animaux qui l'accusent de défendre une chasse cruelle.
M. Emerson réfute ces accusations, citant une recherche effectuée par le ministère de Pêches, qui démontre que la chasse n'est pas cruelle et qu'elle observe des pratiques de conservation responsables. Il a ajouté que le Canada craignait que ces interdictions n'incitent d'autres pays européens à adopter des lois semblables.
L'Union européenne s'est dite "déçue de cette mesure". Elle défendra ses membres devant l'OMC, tout en continuant d'étudier si une interdiction des produits du phoque dans tous les pays membres était justifiée.