A ce jour, seul 15 des 27 pays membres de l'UE bénéficient de ce programme qui permet à leurs ressortissants d'entrer aux Etats-Unis sans devoir demander de visas au préalable.
Si les Européens prônent une réciprocité totale, les Etats-Unis jugent que la Grèce, tout comme les nouveaux Etats-membres, ne remplissent pas les critères nécessaires.
"Les citoyens de 12 Etats membres de l'UE ont encore besoin d'un visa, mais pour de courts séjours", a déclaré devant le Parlement européen le vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Gunther Gloser. La présidence allemande de l'UE "parle avec force pour assurer qu'à l'avenir tous les citoyens de l'UE soient inclus dans le programme d'exemption de visa". "Tous les Etats membres doivent être traités à égalité", a-t-il souligné à quelques jours du sommet UE-Etats-Unis, qui aura lieu le 30 avril à Washington.
Parmi les récents nouveaux entrants, seule la Slovénie fait partie du programme d'exemption de visas américains, qui concerne au total 27 pays dont 15 de l'UE.
Plusieurs pays européens écartés de ce programme, dont la Grèce ou la Slovaquie, ont pris en représailles des mesures de restriction des visas pour les diplomates américains.
Le commissaire européen aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, un Tchèque, estime que demander un visa aux ressortissants des pays d'Europe centrale et orientale constitue une sorte de discrimination. "Pour les citoyens américains qui visitent l'Europe, il n'y a pas un tel empêchement".
Au sommet de Washington, Américains et Européens discuteront également des relations économiques, du partage des informations sur les opérations bancaires internationales dans le cadre de la lutte anti-terroriste, du transfert des données sur les passagers des vols transatlantiques aux Etats-Unis et de la lutte contre le réchauffement climatique.
L'UE espère conclure un nouvel accord sur les données anti-terroristes avec Washington avant l'expiration en juillet d'un accord provisoire. L'accord actuel permet à l'agence américaine des douanes et de la protection des frontières de transmettre à d'autres agences américaine des informations sur les passagers de vols pour le besoin d'enquêtes antiterroristes, à condition que ces agences respectent des règles de protection des données comparables à celles de l'UE.