MPB, une petite entreprise de la région de Montréal, dirigera ainsi une équipe chargée de développer un petit véhicule d'exploration martien spécialisé dans la recherche de traces d'érosion hydrique et de réservoirs aquifères, et peut-être même capable de trouver des traces de vie passée ou présente. Cette mission misera sur un petit véhicule novateur doté d'une caméra autoélévatrice et rétractable. Lorsque déployée à une hauteur de cinq à dix mètres, la caméra fournira des images en haute résolution du véhicule et de ses environs pour l'aider à naviguer entre les obstacles.
La société MDA, de Richmond en Colombie-Britannique, dirigera pour sa part une équipe chargée de mettre au point un satellite radar à synthèse d'ouverture qui pourrait recueillir des données sur la géologie de Mars.
Une autre équipe dirigée par l'Université Dalhousie, à Halifax, en Nouvelle-Ecosse, développera le concept d'une étude approfondie sur le climat et la composition de l'atmosphère martienne.
L'Université de Toronto dirigera quant à elle un groupe qui mettra au point un concept de nanosatellite peu coûteux qui permettrait de surveiller le champ magnétique résiduel dans les régions montagneuses de l'hémisphère Sud de Mars.
Et la société torontoise Optech dirigera pour sa part une équipe chargée d'élaborer un concept de mission axée sur l'exploration de Phobos, une des deux lunes de Mars.