Dans cette étude, commandée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), l'organisme indépendant fait état de plaintes selon lesquelles l'organisme fédéral de réglementation concentre davantage son attention sur les entreprises que sur les groupes de pression et les citoyens préoccupés par la question du nucléaire.
L'Institut sur la gouvernance affirme dans le document que la commission a par le passé mis plus d'emphase sur ses entretiens avec les titulaires de permis qu'avec les organisations non gouvernementales et la population en général.
L'organisme estime que cela a pu contribuer à la perception répandue par les organisations non gouvernementales voulant que la CCSN soit trop proche de l'industrie.
Certains observateurs vont encore plus loin, affirmant que les séances à huis clos de la CCSN avec des parties représentant les intérêts de l'industrie du nucléaire devraient servir à donner l'alarme quant au parti pris de la commission.
Un porte-parole de la CCSN a rejeté du revers de la main ces préoccupations. Marc Leblanc a en outre indiqué que la présidente de l'organisme fédéral, Linda Keen, continuerait de rencontrer en privé les titulaires et éventuels détenteurs d'un permis.