En ce premier vendredi du mois sacré du Ramadan, les soldats israéliens ont refoulé de nombreux fidèles musulmans de Cisjordanie. Seuls les hommes âgés de plus de 45 ans et les femmes de plus de 35 ans qui devaient également bénéficier d'un permis spécial sont autorisés à entrer dans la mosquée d'Al-Aqsa, le troisième lieu saint de l'Islam, a déclaré le porte-parole de la police israélienne Shmuel Ben-Ruby.
Plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens, dont de nombreux habitants de Jérusalem non concernés par les restrictions, ont assisté à la prière. La foule s'est ensuite dispersée dans le calme.
Cette année, calendrier lunaire aidant, le début du Ramadan, un mois de jeûne et de prières mois qui marque le début de la révélation du Coran faite à Mahomet, coïncide avec le Nouvel An juif. Comme à l'accoutumée lors des fêtes religieuses juives, l'Etat hébreu impose un bouclage de la Cisjordanie, empêchant virtuellement tous les Palestiniens d'entrer en territoire israélien.
Vendredi, des centaines de policiers ont été déployés dans les rues et les allées entourant ou serpentant dans la Vieille ville de Jérusalem où se trouve l'esplanade des Mosquées. Des soldats ont également pris position aux deux principaux points de passage de Cisjordanie, l'un au sud de Jérusalem, l'autre au nord.
Au point de passage du sud, près du village biblique de Bethléem, des centaines de Palestiniens, âgés pour la plupart, perdaient patience devant le blocus imposé par les policiers. Alors que la foule poussait les forces de l'ordre, une femme rampait à quatre pattes et une seconde est tombée. Les soldats ont crié de reculer.
Au nord, près de Ramallah, des centaines de personnes patientaient. Hamdi Abou Fadi, 44 ans, a été repoussé car il ne respectait pas l'âge requis. Il a confié qu'il allait tenter d'entrer en territoire israélien par une autre voie.