En entrevue à La Presse Canadienne, alors qu'il entame une tournée de promotion pour ses trois spectacles à Montréal et à Québec, à la mi-novembre, le chanteur de 61 ans dit qu'il a l'impression d'être né au Québec. "Le Québec correspond beaucoup plus à ce que je suis humainement et musicalement, soutient-il. La France est devenu un pays un peu bizarre, qui pédale dans la choucroute", ajoute-t-il.
Dick Rivers n'a que des éloges sur la façon de vivre des Québécois. "Ici, les gens sont normaux. Leur façon d'être, de travailler, de penser, est admirable. Je me sens bien ici. Et j'aime la nourriture. Quoi de mieux que de déguster un bon hamburger avec des amis dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine".
Dick Rivers, qui est venu au Québec pour la première fois en 1965, se sent le plus "nord-américain" des chanteurs français.
Dans les années 1960 et 1970, une quinzaine de ses chansons ont atteint la première position au palmarès québécois.
Même s'il a été très absent ces dernières années, il estime que ses chansons sont toujours dans le coeur des Québécois. "On m'interpelle dans la rue. C'est formidable d'être toujours connu au Québec, même si je n'ai pas fait de scène ici depuis 14 ans".
L'interprète de "Viens me faire oublier", son plus gros hit au Québec, sera en spectacle le 16 novembre au Corona, à Montréal, et les 17 et 18 novembre, au Capitole, à Québec. Il sera accompagné d'un orchestre entièrement québécois.
Dick Rivers a transcendé les modes; il a tenu à conserver son style original, à la "Elvis Presley", son idole. Il souhaite que de nouvelles générations de Québécois le découvrent.
Enfin, contrairement à d'autres artistes français, Dick Rivers refuse de s'impliquer politiquement. "Ce n'est pas la vocation d'un chanteur. J'ai mes opinions politiques, mais je les garde pour moi. J'aime bien certains politiques comme notre nouveau président Nicolas Sarkozy, que je connais depuis mon enfance. Il sera très bon pour la France, mais il devra mettre beaucoup de temps pour changer la mentalité des Français. J'ai toutefois des amis dans tous les partis", a-t-il tenu à rajouter.