Les deux femmes ont rencontré la presse aux côtés du premier ministre et chef libéral Jean Charest et d'autres femmes ministres du gouvernement - Michelle Courchesne, Lise Thériault, Carole Théberge, Line Beauchamp - comme si l'on était déjà en campagne électorale.
Mme St-Pierre a confirmé qu'elle avait déjà été sollicitée pour devenir candidate libérale dès septembre 2005, lorsque, journaliste à la télévision de Radio-Canada, elle était en lock-out, pancarte à la main, sur le trottoir. Mais après une réflexion de quelques jours, elle a décidé que "ce n'était pas pour moi", a-t-elle confié.
Tout comme son ex-collègue Bernard Drainville qui a annoncé récemment qu'il serait candidat pour le Parti québécois, Mme St-Pierre se trouve en congé sans solde de Radio-Canada et devra démissionner si elle est élue. Si elle est battue dans l'Acadie, elle retournera à l'emploi de Radio-Canada, mais dans un autre poste.
"Il n'y a pas que des souverainistes à Radio-Canada", s'est-elle exclamée avec humour, faisant référence à son ex-collègue Drainville. Elle s'est dite clairement fédéraliste.
Mme St-Pierre avait fait parler d'elle, en septembre dernier, lorsqu'elle avait écrit une lettre ouverte pour appuyer la mission des soldats canadiens en Afghanistan, alors même qu'elle était correspondante parlementaire à Ottawa pour Radio-Canada. "Je sais maintenant que tout cet épisode était révélateur d'un cheminement personnel à l'égard d'une profession que j'exerce depuis maintenant 30 ans", a-t-elle souligné en s'adressant à la presse.
"Le coeur n'y était plus, (...) j'ai fait le tour de la profession", a-t-elle expliqué à ses ex-confrères. Aujourd'hui, elle se sent "prête pour le service public".
Mme Blais, de son côté, a surtout misé sur son engagement social en faveur de la lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Elle qui vient du Conseil de la famille et de l'enfance s'est aussi intéressée à des causes touchant les personnes sourdes et l'adoption.
Dans son allocution, elle n'a toutefois pas abordé la question nationale, contrairement à Mme St-Pierre. Interrogée à ce sujet, Mme Blais s'est dite "profondément nationale, nationaliste", voire "autant nationaliste que M. Jean Charest est nationaliste". Quand on lui a demandé des précisions sur ce qu'elle entendait par là, Mme Blais a conclu en disant qu'elle n'était "pas souverainiste" puisqu'elle avait adhéré au Parti libéral du Québec.
Mme Blais a également été animatrice à la télévision et à la radio. Elle habite la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne, où elle est d'ailleurs née.