Le comité a affirmé à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qu'il existait peu d'observations scientifiques approuvées par des collègues sur la chasse au phoque.
Néanmoins, les membres du comité ont indiqué par voie de communiqué, mercredi, que les preuves disponibles sur les techniques utilisées par les chasseurs démontraient que le bien-être des phoques était de toute évidence source de préoccupations.
Selon le comité, si une balle ou un coup de gourdin ne suffit pas à tuer l'animal, les chasseurs tirent d'autres coups de feu en sa direction ou lui donnent d'autres coups de gourdin avant de traîner sa carcasse jusqu'à un navire.
Le comité estime par ailleurs inhumaines certaines techniques utilisées afin de tuer les phoques, comme les coincer sous l'eau ou les réunir au sein d'un troupeau avant de les massacrer.
En plus d'exiger une formation accrue des pêcheurs, le comité demande une surveillance indépendante des chasses menées au Groenland, en Namibie et au Canada.
Le ministre canadien des Pêches et Océans, Loyola Hearn, s'est dit "heureux de voir" que le comité européen affirmait clairement que la chasse annuelle pouvait être menée de façon humaine.
Par voie de communiqué, M. Hearn a indiqué que les études avaient démontré que la grande majorité des phoques au Canada étaient tués de façon humaine.