Le procureur canadien Daniel Bellemare a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prolonger son mandat de six mois afin de continuer à mener une enquête qu'il compare à "un immense puzzle".
Le chef de la commission a affirmé qu'il avait en sa possession des preuves accréditant la thèse que l'assassinat de Rafik Hariri a été commandité par une cellule terroriste responsable d'autres attentats au Liban.
"Je ne peux pas vous dire à l'heure actuelle si j'aurai des résultats dans un an, six mois ou trois mois", a dit M. Bellemare à l'occasion d'une conférence de presse.
"Tout ce que je peux vous dire c'est que nous ferons tout notre possible pour mener la procédure de la manière la plus humaine qui soit", a-t-il ajouté.
M. Bellemare a refusé de donner plus de détails sur l'avancement de l'enquête, par souci de discrétion et pour la bonne conduite des investigations.
L'explosion d'une bombe placée dans une camionnette dans les rues de Beyrouth a coûté la vie en février 2005 à l'ancien Premier ministre libanais ainsi qu'à 22 autres personnes. Réputé pour ses positions anti-syriennes, Rafik Hariri avait reçu de nombreuses menaces de mort avant cet attentat.