Jack Ewatski, le président sortant de l'Association canadienne des chefs de police, a déclaré mercredi que les divers services de police au pays collaborent ensemble depuis plusieurs années, mais que cette collaboration doit être formalisée au niveau politique afin d'éliminer la confusion entourant le partage des responsabilités au cours d'opérations policières.
Et les contribuables devraient savoir qui paie pour quoi, a-t-il dit, au cours de la dernière journée de l'assemblée annuelle des chefs de police à Calgary.
Les services de police municipaux font respecter les lois fédérales et provinciales au pays, mais les coûts des services locaux sont payés par les contribuables municipaux.
Selon M. Ewatski, l'association des chefs de police croit que dans le contexte canadien "complexe", avec ses différents niveaux de gouvernement, il faut déterminer clairement les rôles et responsabilités de chacun des services policiers, et traduire cela en termes d'obligations financières.
M. Ewatski a expliqué que tous les corps policiers ont dû assumer différentes tâches au cours des dernières années, et que cela a brouillé la hiérarchie des responsabilités.
C'est particulièrement vrai pour les questions de sécurité nationale, qui sont, techniquement, du ressort du gouvernement fédéral, a-t-il mentionné. Mais les premiers sur les lieux d'un attentat seraient les policiers municipaux, et la coordination entre les différents services est cruciale, a-t-il dit.
Toujours selon M. Ewatski, qui quittera son poste de chef de la police de Winnipeg après 33 ans au sein de la police, la confusion entourant le partage des responsabilités entre les divers corps de police ne peut qu'affaiblir la confiance déjà faible du public dans le système de justice criminelle.
Environ 350 cadres des forces policières de partout au pays étaient réunis à Calgary au cours des trois derniers jours. La plupart des rencontres, tenues à huis clos, ont porté sur le terrorisme, la possibilité d'une pandémie et l'insuffisance des effectifs policiers.