Le dossier des emplois fictifs porte sur la prise en charge des salaires de permanents du RPR par la Ville de Paris, dont Jacques Chirac était à l'époque maire, ou des entreprises de BTP. M. Chirac, alors président du RPR, a évoqué l'existence de "cas individuels développés au fil du temps" avant les lois encadrant le financement des partis politiques, a-t-on ajouté de même source.
"Je tiens à dire en premier lieu que je conteste le terme de système. Il fallait passer d'un régime d'usage à un régime légal", a déclaré l'ancien chef de l'Etat au juge d'instruction Alain Philibeaux, selon cette source. "Je peux dire par expérience et conviction qu'il n'y a pas eu de système organisé."
Les emplois fictifs, "c'est une catégorie définie à posteriori. Mais dans la réalité des choses, cela ne se passait pas comme ça. Il s'agit d'une série de cas individuels développés au fil du temps", a encore ajouté M. Chirac, selon la même source.
Jacques Chirac a été entendu pendant quatre heures et demie jeudi par le juge Alain Philibeaux en présence de son avocat, Me Jean Veil.
Dans ce dossier, la justice possède une note signée de sa main en 1993 dans laquelle, alors maire de Paris, il demande la promotion d'une employée de la Ville de Paris pour la qualité de son travail auprès de Jean-Claude Patsy, en charge des questions agricoles au sein du RPR, dont il est le président. Cette note suggérerait qu'il n'ignorait pas le système qui était de fait un mode de financement du parti.