Amnistie considère que c'est là une affirmation "dangereuse et troublante".
Les avocats du gouvernement soutiennent que la Convention des Nations unies contre la torture n'empêche pas Ottawa de partager des informations relatives à la lutte contre le terrorisme avec des Etats aux pratiques douteuses en matière de droits de la personne.
Selon Alex Neve, d'Amnistie internationale, cela implique qu'il est correct de courir le risque que des suspects soient torturés à l'étranger, à condition que rien de semblable ne se produise en sol canadien.
Rien n'est plus éloigné de la vérité, a-t-il affirmé mercredi devant la commission fédérale qui enquête sur les allégations de trois Canadiens d'origine arabe disant avoir été torturés en Syrie et en Egypte sur la base d'informations fournies par les autorités canadiennes.