Deux cent quatre-vingt-dix sièges sont à pourvoir au parlement iranien, sur lesquels 260 représentent des villes de province et 30 représentent la capitale, Téhéran. Les résultats partiels rendus publics par des agences de presse dans la nuit de vendredi à samedi portaient sur moins de 7% des circonscriptions.
Selon des résultats portant sur 18 sièges de province, les conservateurs en ont remporté 11, selon l'agence de presse officielle IRNA et l'agence semi-officielle Fars. Les réformateurs en ont gagné six et les modérés un, selon ces agences.
D'après des responsables du ministère de l'Intérieur, cités par IRNA, la participation est estimée entre 55 et 65%, en hausse par rapport au précédent scrutin de 2004 où seuls 51% des électeurs s'étaient déplacés. Quelque 44 millions d'Iraniens âgés de 18 ans et plus étaient appelés aux urnes vendredi.
Les candidats conservateurs se présentant sous la bannière du Front uni, proche du président Mahmoud Ahmadinejad, ont remporté des sièges dans les villes de Kahnooj et Shahr-e-Babak, dans le sud-est de l'Iran, a annoncé l'agence de presse officielle IRNA.
Selon l'agence de presse semi-officielle Fars, affiliée aux conservateurs au pouvoir, a par ailleurs indiqué que les conservateurs avaient aussi gagné des sièges à Bam, dans la province de Kerman, au sud-est du pays, à Nain dans la province centrale d'Isfahan, mais aussi à Boroujen et à Farsan, dans la province de Chaharmahal Bakhtiari, également dans le centre de la République islamique, à Rezan dans l'ouest à Damghan et Minoodasht dans le nord, à Qaen et Birjand dans l'est.
De l'autre côté de l'échiquier politique iranien, ces résultats partiels montraient que les réformateurs étaient en passe de remporter six sièges dans les villes de Zarand, Rafsanjan, Sirjan et Baft dans le sud-est de l'Iran, à Semnan dans le nord du pays, et à Navahand dans l'ouest, selon IRNA et Fars.
Les conservateurs modérés se classaient quant à eux troisièmes, remportant pour l'instant un siège à Toyserkan, dans l'ouest.
Les réformateurs se sont plaints de ne pouvoir présenter leurs candidats que dans 90 circonscriptions environ sur 290. Le Conseil des gardiens de la Constitution, constitué de juristes et de membres du clergé non élus, a en effet invalidé environ 1.700 candidatures, en général celles de réformateurs déclarés insuffisamment loyaux à l'islam ou à la Révolution islamique de 1979.
Quelque 4.500 candidats se présentaient au total vendredi. Les résultats définitifs pourraient n'être annoncés que dans plusieurs jours.