"Nous regrettons vivement la perte de vies civiles innocentes et une enquête complète sera menée", a indiqué un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS).
"La FIAS se réserve le droit à l'autodéfense, mais nous déployons tous les efforts possibles pour éviter de risquer des vies civiles, tout en négociant avec la menace potentielle des attentats-suicide d'insurgés à bord de véhicules", a poursuivi le commandant d'escadre Antony McCord.
"Nous demandons aux citoyens afghans de respecter (...) les signaux d'avertissement pour prévenir ces incidents", a ajouté M. McCord, porte-parole de la FIAS pour le Commandement régional Sud à l'aérogare de Kandahar.
Selon les autorités militaires, les deux hommes atteints par balle jeudi ont été transportés à l'hôpital, où l'un d'entre eux est mort. Le deuxième homme a été transféré à l'unité médicale multinationale de l'aérogare de Kandahar, où il a subi un traitement médical.
Les responsables militaires canadiens ont confirmé l'incident mais n'ont pas immédiatement émis de commentaires.
Les règles d'engagement des militaires canadiens permettent aux soldats de lancer des avertissements verbaux, puis de tirer des coups de semonce au sol ou dans les airs. Lorsqu'une personne refuse d'obtempérer après ces signaux, ils peuvent alors la mettre en joue.
L'incident de cette semaine risque de faire grimper la tension entre la population et les forces de la coalition.
Une série de fusillade chez des civils a engendré l'hiver dernier une réaction négative à l'endroit des soldats de l'OTAN.
Lors d'une manifestation dans le district de Zhari à la fin septembre, certains Afghans déambulaient dans la rue en criant: "Mort au Canada". Même si des sympathisants talibans connus faisaient partie de la foule, la mort de civils a choqué les citoyens ordinaires de Kandahar.