Depuis vendredi, environ 1.000 soldats des Forces nouvelles (ex-rebelles) sont arrivés à un centre de démobilisation de Bouaké (nord), ancien bastion de la rébellion. Au total, 43.000 hommes doivent déposer les armes sur une période de cinq mois dans six centres de démobilisation dans le nord et l'est du pays.
Environ 26.000 d'entre eux retourneront à la vie civile, et le reste sera intégré à l'armée nationale.
Dans un communiqué, le Premier ministre Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles, a salué le geste de ses soldats, estimant qu'il envoyait un "signal fort" vers le respect de l'accord de paix signé en mars 2007 au Burkina Faso et censé mettre fin à la division du pays depuis 2002.
Le ministre de la Défense Michel Amani Nguessan a, lui, qualifié le processus d'"irréversible".
La Côte d'Ivoire a été divisée en deux, entre le Sud tenu par les troupes gouvernementales, et le Nord par les rebelles, après une tentative de coup d'Etat à Abidjan en septembre 2002. L'accord signé au Burkina Faso entre les deux camps a amorcé un processus de réconciliation nationale qui a permis la nomination au poste de Premier ministre de l'ancien chef rebelle Guillaume Soro et la réunification du Nord et du Sud.
Mais les ex-rebelles ont conservé de facto le contrôle du nord du pays. Ils se sont engagés plusieurs fois à déposer les armes, mais les tentatives précédentes avaient échoué. L'élection présidentielle, initialement prévue en octobre 2005, a été à plusieurs reprises reportée en raison de la division du pays. Elle est désormais fixée au 30 novembre prochain.